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Catégorie Mes cauchemars: Voici les récits de mes nuits cauchemardesques.

Vol au dessus des falaises

Nous sommes sur le rebord escarpé d’une falaise. La terre et la roche ont des teintes rouges comme dans un canyon américain. Mon frère et ma sœur m’accompagnent. Il y a une 4ème personne avec nous. Peut-être ma belle-sœur ?

Je vais bientôt sauter dans le vide accrochée à une sorte de parapente. Mon frère a dégainé l’appareil photo. Il va mitrailler pour mon blog de voyages.

Le paysage est magnifique, je m’élance et vole avec légèreté dans le cirque naturel. Au centre de l’arc de cercle formé par les roches, un piton plus haut s’élève vers le ciel. Je virevolte autour puis le parapente se pose doucement. C’est au tour de ma sœur de sauter. Elle appréhende un peu mais se lance malgré tout dans le vide.

Mais brusquement, la voile se plie et torsade, ma sœur vient s’écraser lourdement contre la roche. Son visage se déchire contre les pierres acérées. Mon frère et moi accourons.

Deux sentiments contradictoires m’étreignent : le soulagement : à peu de choses près, c’est moi qui gisait dans le sang ; et en même temps, une terrible culpabilité. Mon cœur se serre, je viens une fois encore de perdre un être cher. Tout aurait pu être si beau.


Posté le 15/09/2008 | 62 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Waterworld

Je suis sur un petit lopin de terre au bord de la mer. Soudain, le niveau de l’eau monte, monte de plus en plus vite. Un bateau approche et je grimpe dessus en vitesse, c’est une arche de Noé, elle est immense et surpeuplée.

Subitement, je me retrouve sur un frêle esquif. Il y a une autre personne avec moi. Il y a des vagues de plus en plus hautes. Le soleil se couche et tout devient sombre autour de nous. Le trafic naval devient de plus en plus important. Au loin, des immeubles dépassent des eaux. Ils sont encore illuminés et se reflètent dans les eaux sauvages. Ils semblent se déplacer, notre embarcation légère se rapproche de la ville semi-engloutie. Les immeubles ondulent autour de nous, la barque doit passer très vite entre deux bâtiments qui se rapprochent dangereusement l’un de l’autre. Je tente d’aller plus vite mais le moteur refuse d’accélérer. De justesse, l’embarcation passe entre les deux immeubles qui s’entrechoquent dans une explosion sonore puis sombrent sous les eaux.

Il y a de plus en plus de monde. Des bateaux partout autour de nous mais aussi des morceaux d’épaves sur lesquelles des hommes et des femmes ont réussi à s’accrocher. Ils essayent de monter sur notre bateau. Ils tentent de nous mettre à l’eau pour prendre notre place. L’un d’eux parvient à son but mais je m’accroche in extremis à une nouvelle embarcation vide. Elle est plus grande que la précédente et a emmené avec elle un morceau de terre. C’est un lieu parfait. Je dois m’accrocher à ce nouvel habitat.

Tout d’un coup, nous voici dans un marché. Un impressionnant souk flottant. Je n’ai aucun moyen de paiement mais je dois me nourrir ! Je vole une pomme et passe un peu plus loin dans une sorte de cantine. J’essaie de prendre quelque nourriture mais la sécurité s’aperçoit de mon vol. Je dois lancer le bateau à pleine vitesse et tenter d’échapper à la douane du marché. Dehors, le soleil se lève. Le moteur ronfle à plein régime, derrière moi quatre zodiacs sont en train de me rattraper…

Je me réveille.
Posté le 12/09/2008 | 60 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Quai des ombres

Je me trouve dans une gare, accoudée à un bar. Un homme essuie des verres en discutant avec un client. Derrière lui, où devraient se trouver des bouteilles, s’alignent des polars à la tranche noire.

Brusquement, c’est le chaos autour de moi. On dirait qu’une bombe vient d’exploser. Il y a des morceaux de bâtiment partout, des voitures renversées brûlent ça et là. Le soleil brille fort.

Un groupe d’hommes et de femmes approchent. Ils sont dangereux, ils cherchent des personnes comme moi.  Je dois absolument rester dans l’ombre des débris. Ces personnes ne peuvent voir que mon ombre. Mais ils peuvent également entendre ma respiration. La panique s’empare de moi, je suffoque, mon cœur bat à cent à l’heure. Je suis cachée derrière une voiture retournée. Une femme s’approche de moi, elle va entendre le battement de mon cœur, je dois fuir et traverser une zone de lumière avant de retrouver la pénombre.

La course poursuite dure, il me semble que je vais mourir tellement la peur me tiraille. Peu à peu, les ombres s’étirent et le soleil laisse la place à la lune. J’ai trouvé refuge dans une pièce qui a résisté à l’explosion. Maintenant que le soleil est couché, les ennemis peuvent me voir. Je dois rester silencieuse. Dehors, ils font la fête autour d’un feu de camp. Ils ont tué beaucoup des miens aujourd’hui.

Tout à coup, la fenêtre de la pièce s’ouvre. Le vent s’engouffre, faisant voler les rideaux. Une petite fille entre d’un bond gracieux. Elle vient de me voir. Je suis pétrifiée. Ce n’est qu’une enfant. Ses yeux s’enflamment. Elle vient de donner l’alarme. Je suis perdue…
Posté le 11/09/2008 | 60 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La fougère et le poisson

Je suis à cheval dans un sous-bois inquiétant. Un guide nous explique les étrangetés du paysages : il y a des zones humides marécageuses et d'autres zones où le sol est plus sec. Un peu plus loin, des sortes de marmites du diable creusent le sol. Elles sont remplies d'eau et dans l'une d'elles, une étrange poudre couvre le fond. Nous ne sommes plus à cheval et le guide nous montre que la poudre permet de fossiliser les éléments. Il sort une grosse masse blanchâtre et la secoue, laissant apparaître une magnifique feuille de fougère fossilisée.

Ce rêve pourrait être magnifique mais il y a quelque chose d'inquiétant dans ce lieu. Subitement, nous voici attaqués par des hommes que je distingue mal. Suivant les conseils hurlés par le guide, j'effectue un pas spécial et me retrouve avec deux énormes poissons dans les mains. Je viens de transformer mes attaquants en ces monstrueux animaux. Le guide me dit de leur couper la tête au plus vite mais j'en suis incapable.  Seule alternative, je dois les rejeter dans les bassins des "non tués". Je ne suis pas la seule à être incapable de tuer les "attaquants". Le bassin déborde de poissonss qui se dévorent mutuellement pour survivre. J'y jette mes poissons qui sont aussitôt attaqués par les autres. Leur ventre s'ouvre et les autres poissons s'empressent de dévorer leurs entrailles. Ils souffrent terriblement et s'éteignent lentement. Je me sens mal, je me rends compte que j'aurais mieux fait de les tuer pour leur épargner cette souffrance inutile.

Le guide m'explique qu'ils peuvent revivre si leur force est suffisamment importante. Dans ce cas, ils devront eux aussi se nourrir de leurs congénères.

Bond dans l'espace et le temps. 

Un fil avec des bouées a été tendu pour créer un bassin où les poissons ne peuvent s'introduire. Des petites souris y nagent. Ce sont les "gentils" qui ont été transformés par les "attaquants". L'un d'eux s'approche de moi. Je le connais, c'est un enfant. Il me dit qu'il est heureux là et que je ne dois pas m'inquiéter. Les bouées disparaissent et les poissons envahissent la zone des souris. Je me sauve.

Me voici dans un palais étrange. Je dois me cacher car je suis recherchée. Il y a une femme très belle. Elle se fait passer pour la reine des lieux mais c'est un imposteur, je le sais. Je dois l'ammener près d'un bassin où gît la véritable reine. Je suis cachée dans un chariot de paille mais la reine m'aperçoit. Elle est à ma poursuite. Je cours, vite, vite. Elle est derrière moi. Je dois aller au plus vite près du bassin de la véritable reine. Je dois l'y entraîner avant qu'elle ne me rattrappe. J'ai peur. Mon souffle est court. J'arrive enfin près du bassin. La véritable reine est étendu au fond. Son corps est verdâtre, comme s'il était pourri. La reine qui me poursuivait arrive juste derrière moi et me touche l'épaule. Sa main est froide, visqueuse. Elle me pousse violemment.

Mais la véritable reine se réveille, elle sort du bassin et y pousse l'imposteur. La fausse reine hurle quand la poudre blanche s'empare de son corps pour la fossiliser.

J'hurle à mon tour, je suis la fausse reine. L'eau et la poudre entrent dans ma bouche mon corps semble à la fois glacé et bouillant. Je ne peux plus bouger, je suis sous l'eau et j'aperçois une fougère. Juste derrière, un premier poisson vient d'arriver. Sa bouche est remplie de dents acérées. Derrière lui, un véritable essaim se rapproche...


Posté le 28/07/2008 | 64 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

A fleur de peau...

Cette nuit là, au coeur de mes songes, je regardais un film avec ma soeur...

 

La famille arrive dans une nouvelle maison. Il s'agit d'un héritage. Il y a encore des meubles. Dans la famille, il y a 2 frères. Ils sont bruns et se ressemblent.

Ils fouillent dans une armoire normande. Sur un vieux plat en porcelaine peinte à la main, ils découvrent une tête humaine. Il s'agit d'une femme. Son visage a été coupé depuis le sommet du front jusqu'au dessous du menton. Il repose dans le plat. La peau est pâle, aucun cheveu.

Les frères décident d'enterrer cette partie de cadavre à côté de la maison.

Un peu plus tard, la nuit est tombée. Le plus jeune frère, grand timide, introverti, se rend dans un endroit étrange : une petite fontaine entourée d'arbres. Un endroit rempli d'eau, cela ressemble à un ancien lavoir. Il pousse une vieille porte de bois et découvre une pièce où des femmes nues ont organisé une orgie.

Le jeune frère sait qu'il doit enfin faire preuve de courage, il doit se surpasser pour devenir quelqu'un. Les femmes l'enferment dans une cellule avec un couteau. Pour rentrer dans le cercle, il doit souffrir et prendre du plaisir.

Il entaille la peau de son visage à l'aide d'un couteau pointu. Il découpe autour de son nez puis au dessus de sa lèvre supérieure. Tout doucement, il décolle la peau de la chair. Il ressent un mélange de plaisir malsain et de souffrance. Il crie une dernière fois et un petit masque de peau gît dans le creux de sa main. Il se sent puissant et fort. Il est maintenant le maître des lieux.

La suite se passe bien plus tard, le frère aîné a découvert le plaisir malsain de son cadet et lui a fait promettre d'arrêter. Il doit arrêter de se mutilier mais également de mutiler de jeunes femmes.

Des années après, le frère aîné va voir son cadet. Il a besoin de son aide...

Le jeune frère est en chasse, un couteau à la main. Il fait nuit. Il rampe sur une allée d'herbe entre des maisons. Il aperçoit une jeune femme splendide. Son visage est d'une incroyable pureté. Il s'élance et la plaque au sol. La femme se défend, elle voit le couteau et supplie l'homme de ne pas la tuer.

Le jeune frère lui dit alors qu'il ne compte pas la tuer mais qu'elle même souhaitera bientôt mourir pour échapper à la souffrance.

Il l'ammène dans la cellule où lui même s'était mutilé. Il commence son travail et découpe tout doucement le visage de la femme. Elle pleure et retient des cris de souffrance.

Il lui explique qu'il prend son visage car la femme de son frère a eu un accident et a perdu le sien. Il prend son visage pour en offrir un nouveau à se belle-soeur. La femme semble se résigner. Elle est nue, elle le supplie maintenant de la pénétrer avec violence au moment même où il arrachera son visage. C'est ce qu'il fait.

La femme de son frère a enfin son nouveau visage. Ils sont tous réunis près de la fontaine et du lavoir. La jeune femme sans visage est au bras du jeune frère, ils sont visiblement amants. Un malaise étrange emplit le lieux. Une statue effrayante tombe dans le lavoir qui prend feu. Les corps brûlent et hurlent. Le jeune frère jouit de cette souffrance.

Générique.

La télévision annonce que le film 2 commencera après la pub. J'ai peur, j'éteinds.


Posté le 25/07/2008 | 30 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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